Chorale ZAP' L D'AIR

Chorale ZAP' L D'AIR

Zorongo


 "ZORONGO"


1898-1936




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                   le texte illustré          la partition + fichiers midi
          





Les origines

Le "zorongo" est un refrain caractéristique, aujourd'hui perdu, dont les premiers mots sont: "¡ay, zorongo, zorongo, zorongo!". Il fut introduit dans la danse par la tonadilla escénica, chansonnette en vogue de la fin du XVIII°s jusqu'au milieu du XIXe siècle. Son origine est incertaine, probablement reliée aux voix chantées des chansons "zarango" et "zerengue", mots tirés de "zaran" ou "sarand", des onomatopées propres au balancement qui, à son tour semble avoir donné le "zarando" (le "zarando", "zarandillo" qui est chanté l'Andalousie) et "zaranda" (le tamis).

La relation n'est pas claire entre le chant populaire et la danse avec les acceptions du mot dans les diverses régions espagnoles: un mouchoir brodé que les hommes portent autour de la tête, le chignon large et aplati de certaines femmes du peuple ; une espèce de coiffure conique en Aragon, en Castille et qui en Navarre s'appelle zoronga.






La Danse

La danse trouve peut-être son origine en Amérique du Sud. Elle serait une danse des esclaves noirs que les colons ont popularisée en Espagne entre le XVIIIe siècle et le XIXe siècle. L'engouement pour le "zorongo" fut tel que cette danse se produisit sur les planches des théâtres. Elle était apprise dans les écoles de danse et dans toutes les fêtes et toutes les veillées de l'époque romantique: le "zorongo" elle était la reine des danses. Elle se dansait au son des panderos (tambourins), des guitares et des vihuelas (ancêtre de la guitare); les pas dirigés alternativement en avant et en arrière étaient exécutés sur un mouvement vif voire convulsif avec une torsion. C'était principalement la danse des participants aux "zambras granadinas de Sacromonte"; des fêtes qui se tenaient à Grenade et auxquelles participaient et participent encore les gitans qui continuèrent de danser le "zorongo" malgré sa disgrâce populaire peu après la 2° moitié du XIXe siècle.





La chanson

Dès 1935 la chanteuse Encarnacion Lopez dite la "Argentinita", mit à son répertoire la chanson "zorongo": un chant populaire écrit par le poète espagnol Federico Garcia Lorca dont le texte est une succession de quatre vers octosyllabes pour accompagner la danse "zorongo". Garcia Lorca a également rassemblé dans un recueil un grand nombre de chansons dites populaires avec l'aide du compositeur Manuel de Falla. Ils créèrent tous les deux un festival de la chanson populaire à Grenade. Quelques chansons du recueil ont été interprétée par la "Argentinita", accompagnée au piano par le poète lui même. Il nous reste heureusement une trace discographique de ce duo (vidéo plus bas).

    
   Mains coupées                                                                               La Argentinita
Dessins de F. Garcia Lorca





Les 2 versions

La version originale issue du recueil de chansons est plutôt celle qu'interprètent les chanteuses classiques ou lyriques comme Teresa Berganza, soucieuses de respecter le texte littéraire initial du poète.

                                        Zorongo gitano

Tengo los ojos azules,
tengo los ojos azules,
y el corazoncito igual
que la cresta de la lumbre.

De noche me salgo al patio
y me jarto de llorar
de ver que te quiero tanto
y tú no me quieres ná.

Esta gitana está loca,
loca que la van a atar,
que lo que sueña de noche
quiere que sea verdad.




Les paroles du texte illustré de la chorale diffèrent de ces dernières car ce sont celles chantées sur le même air par la zapatera, le personnage titre de la farce "violente" en 2 actes écrite par Garcia Lorca en 1930:"La zapatera prodigiosa".
Cette version est plutôt celle qu'interprètent les chanteuses populaires de flamenco et de variété comme Marisol ou Ana Belen (vidéos plus bas).

Parfois la version de la "Zapatera prodigiosa" est proposée comme une suite au texte littéraire de F. Garcia Lorca.




La chanson "zorongo" est généralement chantée sur un tempo de tango. Il existe de nombreuses versions instrumentales pour guitare (avec ou sans claquement de talons/ castagnettes sur la scène pour marquer l'aspect flamenco de la mélodie).




Cliquer sur la photo pour lire la bio de Federico Garcia Lorca



Vidéos

1* La Argentinita et F. Garca Lorca au piano.
2* Marisol
3* Cambaya
4* Ana belen







19/01/2009
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