
C'est d'l'intense !
![]()
![]()
![]()
![]()
Rubrique: Textes illustrés des chants
"Incarnatus est" est disponible. Cliquez!
![]()
![]()
"Le prisonnier de la tour", l'est également. Cliquez!
![]()
![]()
Rubrique: Informations Zap'l d'air
![]()
![]()
![]()
Le coin du curieux!
"La grasse matinée"
Poème de Jacques Prévert - Musique de Joseph Kosma
Chanson tirée du recueil de poèmes "Paroles" - 1945.
Marianne Oswald est une chanteuse française née à Sarreguemines en 1901, à une époque où l'Alsace et la Lorraine vivaient à l'heure allemande depuis la défaite de Sedan en 1871. Orpheline à 16 ans elle débute sa carrière dans les cabarets de Berlin dans les années 1920. Catholique par son père lorrain et par sa mère, juive alsacienne convertie, Marianne Oswald de son vrai nom: Sarah Alice Bloch, fuit l'Allemagne nazie pour Paris en 1931. Elle chante à nouveau dans les cabarets où elle reçoit un bon accueil grâce à son interprétation typique des chansons de Weill et Brecht c'est à dire une diction parlée-chantée et ce malgré son fort accent mi lorrain mi allemand. Cocteau lui écrit des textes et Jacques Prévert lui donne à chanter et à enregistrer ses poèmes sur la musique de Joseph Kosma, une collaboration fructueuse qui durera de 1935 à 1938. Elle enchaîne avec une courte carrière au cinéma puis quitte la France dès 1940 pour les États Unis où elle poursuivra sa carrière à nouveau sur les scènes des cabarets et à la radio. À son retour à Paris en 1945, Marianne Oswald reprend le cinéma (ex: Notre Dame de Paris, Sans famille ...) et entreprend à partir des années 60 la production d'émissions de télévision pour les enfants. Marianne Oswald s'éteint le 25 février 1985.
Avec la crise actuelle le superbe texte de Prévert résonne malheureusement à nouveau tristement dans nos oreilles. Marianne Oswald appuie là où ça fait mal avec sa voix traînante, son accent, et sa diction si particulière. Son intreprétation réaliste fera dire à un journaliste: « Elle chante des chansons réalistes, cependant elle dépasse le réalisme, elle ne fait pas semblant, elle transpose, elle taraude l'âme humaine, elle dessine au burin. » (Louis Léon Martin, Petit Parisien, 10 décembre 1933).